
Cappiello, 1901.
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Van Gogh - Portrait du
Père Tanguy, 1887
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Prenez ensuite la rue de la Tour des Dames. Limmeuble du n°8 accueillit au 4e étage Vincent Van Gogh en 1890. Il était venu se réfugier quelques mois chez son frère avant de partir pour Auvers-sur-Oise, où il se suicida le 27 juillet de la même année. Converti à labsinthe par Toulouse-Lautrec et Gauguin, ils passaient ensemble des nuits entières au café Le Tambourin. Van Gogh, dont le rêve était dexposer, écrivait à son frère : Un jour ou un autre, je trouverai moyen de faire une exposition à moi dans un café. Cette petite phrase si lourde de sens montre la difficulté dexposer à lépoque et limportance du café dans la vie culturelle du XIXe siècle.
En arrivant rue St Georges, levez la tête vers le quatrième étage du n°43. Vous apercevrez peut-être les frères Goncourt à leur balcon. Ils vécurent là de 1850 à 1868, observant et décrivant les travers de leurs contemporains. Souffrant deffroyables maux de têtes, ils avaient pris lhabitude de mettre du laudanum dans leur absinthe, véritable «haschich liquide» selon eux.
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La Brasserie
des Martyrs
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Quant à Baudelaire fidèle de la Brasserie des Martyrs, à peine arrivé il faisait enlever la carafe deau qui se trouvait sur une table à côté de la sienne. La vue de leau mest insupportable disait-il dune voix grave. Il commandait du vin et en buvait quatre ou cinq verres sans sourciller ou bien il absorbait successivement deux ou trois absinthes du même air détaché ou insouciant.
C'est au n°14 de la rue Clauzel que les artistes se pressaient chez le Père Tanguy, fabricant et marchand de couleurs des impressionnistes et des nabis. Ses couleurs en tubes faisaient fureur, libérant les artistes de latelier. Arrivé à Paris en mars 1886, Vincent Van Gogh devint vite un habitué de la boutique où il fit connaissance de Cézanne et dÉmile Bernard. Cest au n°17 que vécut Guy de Maupassant, célèbre pour ses nouvelles
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